Etude : le projet de logement social permettrait à l’Etat d’économiser 3,7 millions d’euros par an

Published: 07/10/2016 Pays concernés:  Marrocos Marrocos

L’adoption de la loi sur le logement social permettrait à l’Etat d’économiser 100 millions de couronnes (3,7 millions d’euros) par an. C’est du moins ce qui résulte d’une étude effectuée par la Plateforme pour le logement social. L’Etat limiterait notamment des dépenses au logement dans les maisons d’asile, a affirmé le porte-parole de l’organisation, Vít Lesák, lors d’une conférence de presse consacrée à ce thème

La République tchèque ne dispose toujours pas de système de logement social. La situation pourrait néanmoins changer grâce à un projet du gouvernement visant à introduire un tel dispositif, en s’inspirant du modèle de la loi SRU en France. Si la loi proposée par le ministère du Travail et des Affaires sociales a pris du retard et est largement critiquée par l’opposition, l’étude de la Plateforme pour le logement social souligne ses avantages.

En effet, selon les données du ministère, en totalité 187 000 personnes, dont 5 000 familles, vivaient dans des maisons d’asile au cours de l’année dernière, un nombre qui pourrait s’élever, d’après l’étude, jusqu’à 500 000 d’ici cinq ans. Comme l’indique Vít Lesák, les dépenses relatives à la vie d’une famille dans une maison d’asile représentent en moyen 26 000 couronnes (962 euros) par mois, contre les 2 800 couronnes (103 euros) dans des appartements sociaux. Le déplacement des personnes en question dans ce type d’appartements pourrait donc selon lui apporter des économies considérables pour le budget de l’Etat.

De plus, la stabilisation de familles faciliterait le retour des enfants qui sont actuellement placés en institution, chez leurs parents. L’étude suppose également que cette mesure baisse les taux de chômage et de la criminalité. Enfin, la loi pourrait aider aussi des seniors qui ne sont actuellement pas capables de vivre indépendamment, notamment en raison de faibles pensions de retraite qui ne leur permettent pas de financer un logement « classique ».

Vít Lesák a ajouté également que ce sont avant tout les communes qui devraient essayer de proposer des appartements destinés à ce type de logement, par exemple en coopération avec des ONG locales ou avec des propriétaires privés. « Si ce n’était pas possible, elles pourraient ensuite demander des subventions de l’Etat », a conclu le porte-parole de la Plateforme pour le logement social.

Source: Radio Prague